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Observatoire de la qualité de l’eau

 

La qualité de l’eau des cours d’eau du bassin versant de Grand-Lieu est mesurée régulièrement et en différents points. Les cartes ci-dessous permettent de connaitre les résultats des suivis effectués selon les différents paramètres mesurés. Les données sont issues de la base de données OSUR de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne.

Attention, bien que les résultats présentés soient fiables, leur interprétation peut être délicate.

Nitrates

  • Origine

Les nitrates sont des nutriments pour les plantes, cet ion contient de l’azote qui peut être avec le phosphore le principal facteur limitant de la croissance végétale dans l’eau. Les nitrates se retrouvant dans les masses d’eau continentales sont dus principalement à un excédent d’apport d’azote organique ou minéral sur les sols agricoles (épandage d’effluents d’élevage, engrais…) qui sont lessivés par les eaux de pluies. Cette première origine représente 66% de la présence de nitrates dans les eaux continentales. Les rejets des collectivités locales et de l’industrie représentent quant à eux respectivement 22 et 12% de cette présence selon le CNRS (site du CNRS en 2018). Au-dessus de 50mg de nitrates par litre la qualité de l’eau n’est plus jugée bonne pour ce paramètre.

  • Conséquences

Trois conséquences majeures peuvent découler d’un excès de nitrates dans les eaux. La première et la plus connue est la favorisation de floraisons (blooms) planctoniques ou algales. Ces blooms aggravent la turbidité de l’eau et rendent la masse d’eau anoxique en augmentant le carbone organique utilisable par les bactéries (Eutrophisation). La seconde conséquence est l’oxydation de l’hémoglobine dans les hématies des poissons. Cette oxydation empêche les poissons de respirer convenablement. La dernière conséquence est l’interdiction de la consommation de l’eau si la concentration dépasse le seuil de 50mg/L.

Phosphore total

  • Origine

Le phosphore retrouvé dans les masses d’eau française provient selon le CNRS pour un tiers de sources agricoles (notamment les engrais) qui via le lessivage des sols par la pluie ruissellent jusqu’à la masse d’eau. Pour un autre tiers des industries (le bassin versant de l’Ognon comporte peu d’industrie, cette origine peut donc être sous-estimée). Le dernier tiers provient des effluents municipaux notamment les déjections, les détergents ou les lessives. Au-dessus de 0.2mg de phosphore total par litre la qualité de l’eau n’est plus jugée bonne pour ce paramètre.

  • Conséquences

Le phosphore, non toxique en lui-même pour la vie animale et végétale, est souvent le facteur limitant des proliférations végétales aquatiques. De fait quand sa concentration augmente dans l’eau, la croissance végétale augmente aussi s’il est limitant. Cette prolifération végétale souvent algale ou bactérienne (cyanobactéries) amène un phénomène d’eutrophisation qui contribue à enrichir en matière organique et à fortiori diminue la concentration en oxygène dans le milieu.

Orthophosphates

  • Origine

Les phosphates contiennent du phosphore qui est le principal facteur limitant de la croissance végétale. Les phosphates retrouvés dans les masses d’eau française proviennent selon le CNRS (site du CNRS en 2018) pour un tiers de sources agricoles (notamment les engrais, on estime que 1.5% du phosphore des engrais est entrainé dans les eaux) qui via le lessivage des sols par la pluie ruissellent jusqu’à la masse d’eau. Pour un autre tiers des industries (dans le bassin versant de l’Ognon comporte peu d’industrie, cette origine peut donc être sous-estimée). Le dernier tiers provient des effluents domestiques notamment les déjections, les détergents ou les lessives. Au-dessus de 0.5mg de phosphate par litre la qualité de l’eau n’est plus jugée bonne pour ce paramètre.

  • Conséquences

Les phosphates sont souvent le facteur limitant de la prolifération végétales aquatiques. De fait quand leurs concentrations augmentent dans l’eau, la croissance végétales augmente aussi. Cette prolifération végétale souvent algale ou bactérienne (cyanobactéries) amène un phénomène d’eutrophisation qui contribue à enrichir en matière organique et à fortiori diminue l’oxygénation du milieu.

Glyphosate

Le glyphosate est un herbicide systémique, non sélectif. Il est utilisé pour détruire les vivaces à enracinement profond et les herbes annuelles ou bisannuelles dans cer­taines zones cultivées, mais également pour le désher­bage des allées de parcs, jardins publics et trottoirs. Les spécialités commerciales homologuées en France se présentent sous forme solide (granulés dispersables dans l’eau) ou liquide (solutions aqueuses ou concentrés solu­bles contenant aussi des agents tensio-actifs). Les pro­duits liquides renferment le plus souvent un dérivé du glyphosate, le sel d’isopropylamine, très soluble dans l’eau. Dans certaines spécialités, d’autres herbicides peu­vent être également présents. (Source INRS.fr, 13/02/2020)

AMPA

L’AMPA (Acide aminométhylphosphonique) est le principal produit de dégradation du glyphosate mais cette substance est également produite par dégradation d’autres substances utilisées au sein de produits phytosanitaires et/ou de détergents. Cette substance semble aussi être (ou avoir été) utilisé comme additif dans certains détergents, notamment les produits destinés aux machines à laver la vaisselle) (Source Ineris.fr, 13/02/2020)

Carbone organique

  • Définition

Le COD regroupe les différents composés organiques provenant de la décomposition de la matière organique (déchets végétaux, excréments et autres biomasses mortes). Il existe des sources de carbone organique anthropiques comme les déjections des animaux d’élevages, les effluents municipaux et l’industrie (sur le bassin de l’ognon l’industrie est assez anecdotique). Au-dessus de 7mg de carbone organique par litre la qualité de l’eau n’est plus jugée bonne pour ce paramètre.

Oxygène dissous

  • Définition

L’oxygénation de l’eau est due à de multiple facteur notamment la respiration des végétaux aquatiques, la respiration bactérienne (Eutrophisation), la température de l’eau et le statut hydromorphologique en effet une masse d’eau avec des remous serra mieux oxygénée qu’une masse d’eau stagnante. En dessous de 6 mg de dioxygène par litre la qualité de l’eau pour ce paramètre n’est plus bonne

Demande biochimique en oxygène en 5 jours (D.B.O.5)

  • Définition

La demande biochimique en oxygène (DBO) est la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder les matières organiques (biodégradables) par voie biologique (oxydation des matières organiques biodégradables par des bactéries). Ce paramètre rend compte de la part bactérienne dans l’anoxie, en effet plus il y a matière à dégrader, plus les bactéries aérobies rendent le milieu anoxique. Au-dessus de 6 mg de dioxygène par litre la qualité de l’eau pour ce paramètre n’est plus bonne

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