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Gestion des niveaux d’eau du Lac

 

Progressivement des obstacles artificiels à l’écoulement (endiguements, pêcheries…) ont été construits à l’aval, et ont réduit la capacité d’exondation (évacuation de l’eau) du lac. Vers 1870, la construction de la chaussée de Saint-Mars à Bouaye a encore accentué cette réduction. Enfin, en 1960, la construction du vannage de Bouaye a achevé le processus d’artificialisation du lac.

Des exigences diverses selon les usages

Aujourd’hui, il est donc possible de réguler dans une certaine mesure les niveaux d’eau.

Toutefois les activités pratiquées à Grand-Lieu ont parfois des exigences contradictoires :

  • l’élevage dans les prés-marais nécessite une exondation précoce au printemps (avril-mai) afin de favoriser la pousse de l’herbe. Le marais doit ensuite rester exondé jusqu’en fin d’automne pour permettre le pâturage et la fauche, et laisser le temps à la végétation de reconstituer ses réserves.
  • la pêche professionnelle nécessite un niveau d’eau suffisant toute l’année pour accéder aux zones de pêche. En outre, une exondation trop précoce et trop rapide des prairies de bordure du lac compromet la réussite du frai du brochet.
  • la pratique de la chasse autour du lac nécessite un niveau d’eau suffisant à l’automne pour permettre le remplissage des mares de chasse, facteur d’attraction du gibier d’eau.
  • Enfin, le bon fonctionnement des écosystèmes du lac semble favorisé par l’amplitude de la variation des niveaux d’eau : les roselières ont besoin de périodes d’exondation suffisantes pour accomplir leur cycle végétatif et pâtissent de niveaux d’eau élevés lors de périodes critiques. Les niveaux élevés en hiver permettent la recharge des nappes d’eau périphériques. En revanche, des niveaux bas en période chaude semblent favoriser les épisodes de botulisme.

Des cotes fixées par arrêté ministériel

Ces éléments illustrent la difficulté d’avoir un niveau d’eau qui convienne à tout moment à tous les usages. C’est pourquoi, la cote du lac a été définie par un arrêté ministériel, signé en 1996, et qui définissait les cotes suivantes (cotes en échelle dite de Buzay, mesurées au vannage de Bouaye) :

  • 2,20m au 1er mai
  • 1,95m au 1er juin
  • 1,80m au 1er juillet
  • 1,65m au 1er août

Cet arrêté s’avérant vite inapplicable pour permettre une gestion normale des prés-marais par les éleveurs, son application a été très rapidement suspendue, et depuis lors il s’applique à titre expérimental un régime de cotes abaissées en mai-juin et octobre.

Par ailleurs, un arrêté modificatif a été signé le 23 juillet 2003, encadrant le système de cotes expérimentales.

C’est le Syndicat d’Aménagement Hydraulique Sud-Loire (SAH) qui est chargé d’appliquer ce règlement d’eau, en veillant en outre à ne pas perturber le fonctionnement du système hydraulique aval (Acheneau/Canal maritime) par des débits trop élevés.

Un système qui demeure insatisfaisant

Malgré les aménagements de l’arrêté de 1996, une dégradation progressive des prairies et des roselières est observée, indiquant que la gestion actuelle des niveaux n’est pas encore satisfaisante pour le bon fonctionnement des écosystèmes. Il est à noter également que le système de cotes s’applique de la même façon, que la période soit sèche ou humide.

De nouvelles discussions se sont engagées entre les différents acteurs. Elles impliquent davantage la partie située en aval du lac, et prennent mieux en compte la question du franchissement piscicole et sédimentaire au niveau du vannage.

Ainsi, au cours de l’été 2012, de nouvelles côtes ont été définies à titre expérimental afin de trouver un équilibre plus durable dans la gestion délicate des niveaux d’eau du lac :

  • 2,30m minimum au 1er mars
  • 2.15m au 1er avril
  • 1,95m minimum au 1er mai
  • 1,75m au 1er juin
  • 1,70m au 1er juillet
  • 1,63m maximum au 1er août
  • 1,60m maximum au 1er septembre
  • 1,80m maximum au 1er octobre
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